KAI

L'art comme
miroir de l'humain

La collection Singe n'est pas une série animalière.

Le singe est un miroir. Son regard, ses attitudes, ses expressions et sa proximité troublante avec nous interrogent la frontière entre instinct et conscience, animalité et humanité, origine et devenir, observation et introspection.

La collection Humain apparaît alors comme une continuité naturelle de cette recherche. Après avoir observé l'humain à travers son reflet animal, je tourne directement mon regard vers l'Homme.

Au cœur de chaque œuvre, un regard. Celui du singe, de l'humain, de l'autre. Un regard qui questionne, qui interpelle, qui reconnaît.

Avant la réflexion, le geste. Avant la forme, l'instinct. Ma pratique naît d'une urgence, d'une nécessité de tracer, de marquer, d'exister sur le papier.

Les œuvres portent les traces d'un parcours. Chaque trait d'encre est une empreinte — d'une culture, d'une rencontre, d'une perte, d'une reconstruction.

Qui sommes-nous en dehors de ce que les autres voient en nous ? La question traverse les collections, sans jamais imposer de réponse.

Grandir entre plusieurs cultures, c'est apprendre très tôt que l'autre n'est jamais tout à fait étranger. Cette familiarité avec la différence irrigue toute la pratique artistique.

Pour moi, l'acte de création ne peut être séparé de l'acte d'engagement. L'art sans engagement est une esthétique. L'engagement sans art est une déclaration. L'un nourrit l'autre.

70 % des fonds générés par les ventes d'œuvres sont reversés à l'ONG AIDE Fédération — une manière de faire en sorte que chaque regard porté sur une œuvre ait une conséquence dans le monde réel.